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Les critères EEAT de Google appliqués à la santé : le guide pour les cliniques
En résumé : EEAT désigne quatre qualités que Google cherche dans un contenu : l’Expérience, l’Expertise, l’Autorité et la Fiabilité. Google précise que la fiabilité est primordiale et que EEAT n’est pas un facteur de classement direct : c’est un cadre qui sert à repérer les contenus de qualité, avec une exigence renforcée pour la santé. Concrètement : un auteur identifié et qualifié, une pratique réelle derrière le texte, des sources, des dates — le tout dans le respect du secret professionnel et des règles de communication du Code de déontologie médicale.
Dernière mise à jour : 19 septembre 2026. Les références de Google et le texte déontologique cités sont accessibles en fin d’article.
EEAT est sans doute le sigle le plus mal compris du référencement médical. Beaucoup de praticiens en ont entendu parler sans savoir quoi en faire. Voici ce que Google en dit réellement, ce que cela change pour un cabinet, une officine ou une clinique au Bénin, et comment l’appliquer sans jamais entrer en conflit avec la déontologie.
Ce que Google dit vraiment de EEAT
Dans sa documentation officielle sur les contenus utiles, Google définit EEAT comme « Expérience, Expertise, Autorité et Fiabilité » et apporte trois précisions importantes :
- La fiabilité est primordiale. Les trois autres qualités y contribuent, mais un contenu n’a pas besoin de toutes les présenter.
- EEAT n’est pas un facteur de classement spécifique. Google l’utilise comme cadre pour identifier, avec un ensemble de signaux, les contenus les plus fiables.
- Les sujets « YMYL » sont examinés plus sévèrement. Ce sont les sujets qui peuvent avoir un impact sur la santé, la sécurité financière ou le bien-être des gens : la santé en fait partie.
Autrement dit, il n’existe pas de « balise EEAT » à ajouter à un site. Il s’agit d’un ensemble de preuves de sérieux que le lecteur, comme Google, peut constater.
Les quatre critères, traduits pour un établissement de santé
Expérience
Le contenu reflète-t-il une pratique réelle ? Un texte qui décrit ce qui se passe réellement au cabinet ou au comptoir — les questions que les patients posent, les erreurs fréquentes, les étapes d’une consultation — se distingue d’une reformulation de ce qui existe déjà ailleurs.
Expertise
L’auteur a-t-il une compétence vérifiable sur le sujet ? Pour un contenu de santé, cela signifie un professionnel identifié par son nom, sa profession et ses titres reconnus, ou un texte relu et validé par lui.
Autorité
D’autres sources reconnaissent-elles votre établissement ou votre auteur ? Une mention par un ordre professionnel, un partenaire institutionnel ou un média sérieux, et une fiche Google Business Profile complète et cohérente, sont des signaux d’existence réelle.
Fiabilité
Les informations sont-elles exactes, datées, sourcées, et corrigées quand elles vieillissent ? La fiabilité couvre aussi le site lui-même : coordonnées vérifiables, mentions légales, connexion sécurisée, politique de confidentialité.

Le test « Qui, Comment, Pourquoi » de Google
Google invite les éditeurs à se poser trois questions sur leurs contenus :
- Qui a produit ce contenu ? L’auteur doit être clairement indiqué, avec une présentation qui permet au lecteur de comprendre qui parle et pourquoi il est légitime.
- Comment a-t-il été produit ? Google recommande d’expliquer la méthode lorsque cela aide le lecteur, y compris le recours à l’automatisation ou à l’intelligence artificielle.
- Pourquoi a-t-il été produit ? Pour aider les lecteurs — et non uniquement pour attirer du trafic depuis les moteurs de recherche.
Ces trois questions sont un excellent audit de votre site : si la réponse au « qui » est « personne », le problème est déjà identifié.
Le cadre déontologique béninois : ce qu’un contenu de santé doit respecter
Pour un médecin exerçant au Bénin, optimiser sa crédibilité en ligne ne peut pas se faire en dehors de la déontologie. Le Code de déontologie médicale a été institué par l’ordonnance n° 73-14 du 8 février 1973, dont le texte est publié par le Secrétariat général du Gouvernement. Quatre dispositions éclairent directement la rédaction de contenus :
- Secret professionnel (article 7) : il « s’impose à tout médecin, sauf dérogation par la loi ». Aucun cas de patient identifiable ne doit apparaître dans un article, un témoignage ou une réponse à un avis en ligne, même lorsque le prénom est retiré si la personne peut être reconnue.
- Indépendance (article 9) : le médecin ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit. Un contenu de santé ne doit donc pas être rédigé sous l’influence d’un annonceur ou d’un fournisseur sans que cela soit clairement dit au lecteur.
- Pas de médecine « commerce » (article 11) : « la médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce ». Sont notamment interdits tous les procédés, directs ou indirects, de publicité ou de réclame, ainsi que les manifestations spectaculaires touchant à la médecine qui n’ont pas exclusivement un but scientifique ou éducatif. Un contenu informatif et éducatif n’est pas de la publicité ; une promesse de résultat, une comparaison avec des confrères ou un « meilleur cardiologue de la ville » en est.
- Indications autorisées (articles 12 et 13) : les indications qu’un médecin peut mentionner sur ses ordonnances ou dans un annuaire, et à la porte de son cabinet, sont encadrées : nom, prénoms, titres et qualification reconnus, jours et heures de consultation, présentés avec mesure. La page de présentation d’un praticien doit s’en tenir à des titres et qualifications réellement reconnus.
Le cadre a évolué : le décret n° 2025-395 du 16 juillet 2025, publié sur le site de l’Ordre national des médecins du Bénin, fixe les attributions, l’organisation et le fonctionnement de l’Ordre. Son article 5 charge l’Ordre de défendre l’honneur et l’indépendance de la profession et de veiller au respect des devoirs professionnels ; son article 41 rend l’inscription au tableau obligatoire, et l’article 52 prévoit la publication du tableau sur le site de l’Ordre. Pour un site, c’est un signal de confiance utile : le patient peut vérifier qu’un praticien est bien inscrit.
Deux précisions honnêtes. D’abord, le texte de 1973 ne mentionne pas Internet et le décret de 2025 abroge les dispositions antérieures contraires sans les nommer : demandez à l’Ordre si votre projet de contenu et la mention de votre inscription sont conformes. Ensuite, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et établissements ont leurs propres règles : consultez votre ordre. Cet article est une lecture éditoriale, pas un avis juridique ; nous détaillons la frontière entre information et publicité dans notre article sur la communication médicale au Bénin.
Liste de contrôle EEAT pour une page de santé
- L’auteur est nommé, avec sa profession et ses titres reconnus, et renvoie vers une page de présentation.
- La date de publication et la date de dernière mise à jour sont visibles.
- Les affirmations chiffrées ou médicales renvoient à une source identifiable (organisme de santé, texte officiel, littérature scientifique).
- Le texte a été relu par un professionnel compétent avant publication.
- Aucune donnée ni situation de patient identifiable n’apparaît.
- Aucune promesse de résultat, aucun superlatif, aucune comparaison avec des confrères.
- Les coordonnées, l’adresse et les horaires sont identiques sur le site, la fiche Google et les annuaires.
- Les mentions légales et la politique de confidentialité sont accessibles depuis chaque page.
- Toute relation commerciale ou tout partenariat lié au contenu est indiqué.
- Un moyen de contact réel (téléphone, WhatsApp, e-mail) permet au lecteur de poser une question ou de signaler une erreur.
L’erreur la plus fréquente que nous observons
Beaucoup d’établissements investissent dans un site esthétique sans jamais indiquer qui écrit, ni sur quoi s’appuient les informations. Le site est agréable à regarder, mais il ne fournit aucune preuve de sérieux — précisément ce que Google, et surtout le patient, cherchent sur un sujet de santé.
Notre prestation de rédaction médicale EEAT produit des textes signés, datés, sourcés et validés par le praticien avant toute publication. Pour savoir où en est votre site, vous pouvez aussi demander notre diagnostic de visibilité gratuit.
Foire aux questions
EEAT est-il un critère de classement officiel de Google ?
Non, pas au sens d’un facteur de classement spécifique : Google indique que EEAT est un cadre qui aide à identifier les contenus fiables à partir de plusieurs signaux. La fiabilité en est l’élément le plus important.
Un site de médecin doit-il obligatoirement afficher le nom de l’auteur de chaque texte ?
Google encourage à indiquer clairement qui a produit un contenu. Pour un médecin, c’est aussi une garantie de transparence : le lecteur sait qui s’exprime, avec quels titres reconnus.
Puis-je publier des témoignages de patients ?
Le secret professionnel s’impose à tout médecin (article 7 du Code de déontologie médicale). Évitez tout témoignage ou cas identifiable, et vérifiez auprès de votre ordre ce qui est admis avant toute publication.
Le contenu éducatif est-il considéré comme de la publicité ?
L’article 11 interdit les procédés de publicité ou de réclame, mais vise expressément les manifestations qui n’ont pas exclusivement un but scientifique ou éducatif. Un contenu informatif, neutre et sourcé se distingue d’une promotion ; en cas de doute, consultez votre ordre.
Combien de temps faut-il pour construire une crédibilité EEAT ?
Il n’existe pas de délai garanti : la confiance se construit par une publication régulière, des informations exactes et une présence cohérente dans le temps.
Sources
- Google Search Central — Créer des contenus utiles, fiables et axés sur l’humain.
- Secrétariat général du Gouvernement du Bénin — Ordonnance n° 1973-14 du 8 février 1973 instituant un Code de déontologie médicale.
- Ordre national des médecins du Bénin — Décret n° 2025-395 du 16 juillet 2025 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Ordre.
- Ordre national des médecins du Bénin — Tableau de l’Ordre (liste publique des médecins).
Cet article est rédigé à titre informatif et professionnel. Il ne constitue pas un avis juridique et ne remplace pas un audit personnalisé de votre site.
Spécialiste du marketing digital appliqué à la santé, il accompagne praticiens, officines et cliniques d'Afrique francophone dans leur visibilité en ligne, dans le respect strict de la déontologie médicale et de la réglementation APDP.